c’est vous apporter un éclairage sans langue de bois.

C’est dire la vérité, expliquer les contraintes, assumer les choix et regarder les Picosés avec respect.
C’est poser un cadre honnête, indispensable pour construire des solutions durables, en lien avec les acteurs du territoire et les communes membres de la CCPVM, ou voisines.

Pourquoi faire preuve de prudence et conditionner certains projets à un cofinancement ?

En règle générale, et sauf exceptions, un projet peut être cofinancé jusqu’à un plafond de 80 %, afin d’éviter tout projet surfinancé. Cependant, cette règle reste largement théorique dans le contexte national et international actuel.

Les principaux financeurs publics ont fortement réduit leurs capacités d’intervention.
À commencer par l’État, dont la Dotation d’Équipement aux Territoires Ruraux (DETR) s’accompagne désormais de critères plus contraints et d’un catalogue de projets éligibles restreint.

Seules la stratégie et l’agilité permettent en 2026 de rendre les actions tenables pour Dommartin, sans impacter significativement la fiscalité ni recourir inutilement à l’emprunt. Notre méthode reposera sur trois principes :
> l’adaptation ou le phasage de certains projets,
> la diversification des sources de financement avec une chasse et une veille actives sur les appels à projets,
> le recours, lorsque c’est possible et pertinent, à des partenaires privés (fondations, mécénat…).

Ce qu’on appelle traditionnellement à Dommartin la garderie périscolaire est une compétence communale, autant à Dommartin que dans les 9 autres communes de la CCPVM !
Élargir ce service créerait aujourd’hui une fragilité, avec le risque d’une forte augumentation des dépenses du budget communal, et alors réduire les capacités d’épargne indispensables pour maintenir nos équipements et envisager de nouveaux projets.

Imaginer un transfert de cette compétence à la communauté de communes reviendrait à faire perdre aux familles les avantages d’un service de proximité, qui leur apporte sérénité et équilibre au quotidien, et à ne plus compter dans les effectifs communaux les talents qui y exercent avec engagement et compétence.
Ce n’est pas notre vision.

Dommartin a en effet cette particularité et richesse de se trouver à la confluence de la Moselotte et de la Moselle. Il s’agit donc de respecter et sécuriser nos rivières, en collaboration avec le syndicat mixte Moselle Amont, à qui tous les EPCI du bassin versant vosgien de la Moselle ont transféré la compétence GEMAPI.

L’un des points qui suscite des réactions est la suppression progressive et concertée des ouvrages obsolètes, pour restaurer la continuité écologique : une eau plus courante et plus fraîche, une circulation naturelle des poissons…
Ce n’est pas une lubie, mais une nécessité pour nos générations futures.
Nous avons connu des crues récentes, mais aussi des étés où les niveaux d’eau étaient particulièrement bas et préoccupants.

Toutefois, le but n’est pas d’être dans les excès, de cliver la population. Ces démarches doivent impérativement se faire dans un dialogue intelligent avec les riverains, afin de trouver un consensus lorsqu’une problématique est identifiée et toujours se fixer pour l’intérêt général, pas pour des combats personnels ou d’égo.
Plus largement, nous faciliterons les dialogues en ne limitant pas notre temps exclusivement à la commune, mais en agissant activement dans toutes les instances où la commune et la CCPVM sont membres.

L’affouage est une pratique ancienne, mais qui tend aujourd’hui à disparaître en raison des risques liés au manque de professionnalisation et de responsabilité.
Dommartin est situé dans un massif au terrain difficile et accidenté, avec une proportion minoritaire de feuillus par rapport aux résineux.
Malgré le port des équipements de protection individuelle et les assurances nécessaires, la responsabilité finale incombe au maire en cas d’accident.

De plus, le brûlage en forêt est désormais interdit : arbres et branches doivent être laissés sur place pour se décomposer naturellement, ce qui est essentiel pour la biodiversité, la régénération des sols et l’équilibre de la vie forestière.
Préserver la forêt, c’est aussi accepter et respecter ses cycles naturels.

Cela dit, nous n’excluons pas un retour encadré de l’affouage. Au-delà de ses vertus traditionnelles (solidarité communale…), il permet une meilleure connaissance de la forêt par les habitants. Cela suppose toutefois une réflexion préalable sur une pratique repensée et sécurisée :
> des coupes livrées en bord de chemin plutôt que « brutes »,
> un plan de formation minimal pour les nouveaux affouagistes, dans une logique de responsabilité collective.

Enfin, et par souci d’équité entre tous les ménages, une réflexion pourra être menée sur la mise en place de commandes groupées pour le chauffage (pellets, fioul, bois…), afin de répondre aux besoins de chacun.

Bien vivre à Dommartin, c’est offrir à tous les Picosés des services mutualisés fiables et accessibles.

L’intercommunalité n’est pas une fin en soi.
C’est avant tout un outil au service des communeslorsque certaines compétences dépassent ce qu’une commune peut assumer seule, en termes de moyens, de technicité ou de cohérence territoriale.

L’intercommunalité au service de Dommartin

Elle est pertinente lorsque la gestion nécessite une expertise importante et des investissements lourds, comme pour l’eau, l’assainissement ou encore la gestion des déchets. Reconnue comme unevéritable excellence vosgienne à travers des structures intercommunales spécialisées telles que le SICOVAD et Evodia, cette organisation conserve une proximité de gestion, notamment par le maintien de la collecte en régie (les services sont gérés directement par la collectivité qui emploie ainsi son propre personnel, plutôt que d’être confiés à des entreprises privées via des marchés ou des délégations de service public).

Elle est également souhaitable pour garantir une cohérence à l’échelle de notre bassin de vie, en particulier en matière d’aménagement du territoire, à travers le PLUi actuellement en cours d’élaboration.

Des services équitables et accessibles à tous

L’intercommunalité permet enfin un accès équitable à des équipements structurants — comme les centres nautiques — qui ne pourraient être dimensionnés pour notre seule commune, tout en respectant les équilibres existants, notamment en matière de petite enfance, avec les crèches intercommunales de Maxonrupt et d’Éloyes, et la complémentarité avec les autres modes de garde.

Enfin, elle permet également un accès à la culture pour tous. Les Picosés bénéficient de la gratuité de la médiathèque intercommunale et d’une école de musique accessible équitablement. La programmation culturelle portée par la communauté de communes pénètre jusqu’à Dommartin, offrant spectacles, ateliers et événements qui enrichissent la vie locale.

Des élus engagés

Nos objectifs sont clairs :

  • Veiller à ce que l’intercommunalité demeure un établissement au service des communes membres et de leurs habitants, et non l’inverse.
  • Nous souhaitons également que les 2 élus qui représentent Dommartin y soient pleinement acteurs, engagés et vigilants, à la fois pour défendre les intérêts de notre commune et pour contribuer loyalement à l’intérêt communautaire

Mutualiser lorsque c’est utile, préserver la proximité communale, et garantir des services efficaces et équitables : c’est le sens de notre engagement intercommunal.

Le 15 mars prochain, Patrice GARD et Tiffany DE SANTA sont vos candidats titulaires au conseil communautaire, ainsi que Remi LACROIX en tant que candidat suppléant.

Posez-nous vos questions. Nous vous répondrons clairement, sans détour.